Philippe Garrel – L’Enfant Secret

 L’ENFANT SECRET (1979, 35mm, b/w, mono, 95’) 

with/avec : Anne Wiazemsky, Henri de Maublanc, Xuan Lindenmeyer, Cécile Le Bailly, Elli Medeiros 

camera : Pascal Laperrousaz 

music : Faton Cahen, Didier Lockwood 

A man communicates that he has suffered. A filmmaker claims to be testifying for his generation. An experience struggles to become a story. A frozen narrative still burns. Is it a film? If so, then L’Enfant secret bears little resemblance to what passes today as French cinema. It’s as if this autobiographical film has succeeded in holding its bearings without forgetting the trace of each stage of the journey it’s passed through. Fragments of pure sensory experience (touching, feeling cold), heartless acts (shock therapy), serene and furtive moments. – Serge Daney

 Un homme laisse entendre qu’il a souffert. Un cinéaste dit qu’il témoigne pour sa génération. Une expérience lutte pour passer dans un récit. Un récit est encore brûlant d’avoir failli geler. Est-ce un film ? Si oui, L’Enfant secret ressemble bien peu à ce qui « marche » aujourd’hui dans le cinéma français. C’est comme si ce film autobiographique avait réussi à ne pas perdre le Nord sans oublier la trace de chaque étape. Bouts d’expérience sensorielle pure (toucher, avoir froid), actes dans leur sécheresse (l’électrochoc), moments sereins et furtifs. – Serge Daney

 The forefathers said there was a frame. Then the French New Wave said there was an angle. As for us, we say there is a height, the height of our interlocutor’s eyes. Our films are more like a subjective and dialectic dialogue, rather than a point of view on the world. – Philippe Garrel

 Les grands-pères disaient qu’il y avait un cadre. Après, la Nouvelle Vague a dit qu’il y avait un angle. Et nous, on dit qu’il y a une hauteur, celle des yeux de notre interlocuteur. Nos films sont plus un dialogue, subjectif et dialectique, qu’un point de vue sur le monde. – Philippe Garrel